Tour d’Europe 2019: Jours 6 à 10 à Barcelone

Gabriel Gagnon Aparté, Voyage Leave a Comment

Je passe le mois de mai en Europe. J’ai visité Paris et Barcelone et je me dirige maintenant vers Nice pour passer trois jours avant d’aller à Lyon rejoindre mon amie Fanie. Voici le récit de mon séjour dans la capitale de la Catalogne.

Jour 1 : Marcher, encore

Pour mon premier jour complet à Barcelone, je veux voir et vivre la ville. En me levant le matin, je discute avec Adrian et Tom (lire : Tour d’Europe 2019 : Jour 4 à 6 de Paris à Barcelone) et le Texan et moi décidons d’aller découvrir Barcelone à pied.

Ritchie de la réception de l’auberge, le Bed&Bike Barcelona, nous explique que pour la durée de notre voyage, le meilleur moyen de se promener en transports en commun est d’acheter une T10, une carte de dix voyages en bus ou métro. Il nous explique aussi qu’on doit garder au moins un voyage de libre pour le départ, un train se rend à l’aéroport depuis le centre ville.

Parenthèses ouvertes. D’ailleurs, un choix difficile à faire en voyage sac à dos est de choisir le moyen de transport idéal pour la prochaine destination. Le bus, le train ou l’avion. Le train n’est presque jamais une option pour moi tant c’est dispendieux. On parle de 150 $ pour un voyage… Le bus peut être pratique s’il est de nuit puisque les trajets sont souvent de 10-11h. C’est aussi, évidemment, l’option la moins chère. L’avion est plus cher que le bus, mais les vols ne durent souvent qu’une heure trente. Pour passer de Barcelone à Nice, je pensais prendre l’autobus, mais il n’y avait plus de bus de nuit et je ne voulais pas faire 11 h 30 de voyagement en plein jour. C’est une journée gravement gaspillée. L’avion à 20 € plus cher était donc mon idée favorite. Parenthèses fermées.

Bref. Adrian et moi on se met en marche vers le parc du Mont Juïc, un bel endroit avec une impressionnante vue sur la ville. On prend le métro, on change de station et on monte au parc en funiculaire. Erreur. Le funiculaire n’offre rien de spécial et la distance parcourue est beaucoup trop courte pour valoir la peine. En haut, par contre, on a en effet accès à un superbe parc fleuri, plein de belles pièces d’art urbain et de sentiers sinueux. La vue, en plus, est magnifique en ce lundi ensoleillé.

On prend quelques photos, on s’arrête un peu pour boire de l’eau, on discute pour apprendre à se connaître et on poursuit notre route. Sur le chemin vers la ville, on croise le Parc olympique de Barcelone et son stade qui se remplit rapidement. Selon les centaines de personnes qui se dirigent vers le stade olympique vêtu d’un chandail on ne peut plus clair, un spectacle de Metallica a lieu ce soir. On entend un revendeur au loin parler de billets à vendre pour 300 €! Notre budget ne nous permet définitivement pas de nous l’offrir…

On descend donc du mont Juïc pour retourner dans la cité en passant par une grande allée centrale piétonne. Soit le Salon de l’auto a eu lieu récemment, soit il s’installe, mais il y a plein de grands panneaux de différentes marques de voitures et de publicités pour le 100e de l’événement. On repassera pour le secteur bucolique! (Après vérification, il a lieu du 11 au 19 mai. Donc, il s’installait quand nous sommes passés.)

On commence à se faire des repères déjà. Bien que Barcelone est une ville de presque deux millions de personnes, sa superficie est étrangement petite et il est très facile de s’y repérer. On décide de retourner à pied à l’auberge, une marche d’une quarantaine de minutes.

Bien que sympathique, Adrian est assez réservé. Il n’est pas très bavard et la discussion n’est pas son passe-temps préféré, je crois. Il s’informe quand même sur le Québec, le français au Canada et sur les différences avec les États-Unis. C’est surprenant à quel point plusieurs Américains n’ont aucune idée qu’on parle français au Canada, encore moins que c’est la langue officielle de la Belle Province. C’en est presque triste…

Sur la rue de notre résidence temporaire, je m’arrête faire quelques courses. Il y a une cuisine au Bed&Bike, je pourrai donc me nourrir sans dépenser une fortune. Je me fais des pâtes, je m’installe au salon avec mes nouveaux copains et on discute.

Après souper, je décide de me trouver un vélo pour aller visiter Barcelone en soirée, sans avoir à marcher. Je trouve une application, Donkey Republic, qui offre la location de vélos à la minute. Pour 1 h 30, il m’en coûte 2,9 €. J’adore! Je me rends donc à la plage, puis à l’énorme hôtel W, et je retourne à l’auberge par les Gothics. La météo est idéale pour ce genre de balades. Je conseille vivement!

À mon retour, on part s’acheter du vin et de la bière, on revient à l’auberge et on discute tous ensemble jusqu’à 1 h 30 avec de la musique en arrière plan. Pas trop fort, la réceptionniste nous dit, des gens dorment… Un beau moment!

Jour 2 : Du vélo puis Guell Park

À mon deuxième jour dans la capitale de Catalogne, on décide Tom, Adrian et moi d’aller participer au tour à vélo gratuit offert à l’auberge. Marshall et Rosa, un couple de New Yorkais, se joignent à nous. On loue un vélo 7 € (qu’on peut garder toute la journée, jusqu’à 21 h 00) puis on décolle accompagné de Denny, notre guide.

Quelle ville agréable à visiter à vélo! Il y a des pistes cyclables partout, la température est agréable et les éléments présentés sont superbes. On commence avec la Sagrada Familia, l’œuvre principale de Gaudi, puis on se promène sur La Rambla, une jolie rue touristique. On termine la visite au pied de la statue de Christophe Colomb. Le guide offre de retourner à l’auberge ou de rester proche de la plage. À notre trio se rajoute Patrick, l’Irlandais, et on veut se diriger vers le mont Juïc, il y a un château au sommet.

La balade en vélo se transforme rapidement en sport extrême! On doit affronter des côtes assez à pic, des petits sentiers et des virages serrés. On arrive au sommet essoufflé comme pas possible. La montée a d’ailleurs été plus longue que prévu et j’ai une visite du Park Güell à 16 h 30. Il est 14 h 30 et c’est de l’autre côté de la ville. Je ne vais donc pas à l’intérieur du château avec les gars, je retourne à l’auberge. La descente est évidemment plus rapide que la montée. J’ai souhaité tout le long que les vélos soient en parfait état et que les freins ne me lâcheraient pas en plein milieu. Heureusement, tout s’est bien déroulé. Imaginez l’inverse…

 

J’arrive au Bed&Bike, je remets mon vélo, prends le bus et me dirige vers le parc. La visite est super agréable et le guide très intéressant. Je préfère toujours prendre des tours guidés pour ce genre de choses. Il y a tellement d’informations qu’on ne peut pas avoir par soi-même que ça vaut presque toujours la peine.

Le Park Güell est devenu un parc suite à l’achat des terrains par la Ville de Barcelone, mais c’était à l’origine un ambitieux projet d’habitations pour les riches barcelonais. Ç’a été un cuisant échec commercial… Heureusement pour nous, puisque grâce à ça, on peut le visiter et en profiter.

Gaudi a dessiné et imaginé tous les espaces communs de ce quartier, soit les rues, les viaducs, les places, les jardins, etc. Si ce n’est pas une maison, Gaudi l’a dessiné. On comprend donc vraiment mieux comment l’architecte travaillait et comment il réfléchissait à ses projets. Toujours en lien avec la nature, toujours en harmonie avec l’environnement, etc. Il était très avant-gardiste. Dommage que ses projets soient presque tous à Barcelone… Montréal mériterait d’avoir des constructions imaginées par l’homme… Gaudi est d’ailleurs mort d’un accident de tramway en 1926.

De retour de ma visite, je vais faire une sieste avant le souper. Ce soir, c’est fajitas gratuites à l’auberge! Le souper est prévu pour 21 h 00, j’ai donc du temps.

À table, j’entends du français. Pas n’importe quel, par contre, du bon français de Montréal. DES SEMBLABLES! Camille et Karelle, de la Rive-Sud de Montréal, viennent d’arriver à Barcelone et quittent le même jour que moi. On va devenir amis, c’est certain!

Après le souper, on reste autour de la table pour discuter. Les filles, qui viennent d’atterrir, vont se coucher pas super tard. On décide d’écouter un film sur la télé dans la salle commune et j’en profite pour écrire mon article.

Jour 3 : Sagrada et Paella

À mon troisième jour complet à Barcelone, je débute par une virée à la plage. Il ne fait pas super soleil, mais quand il se pointe, on est bien. Bon, je ne me serais pas baigné puisque l’eau est excessivement froide, mais marcher sur le sable et se tremper les pieds est assez agréable. Je passe une heure ou deux dans le coin de la Barceloneta.

Je prends le bus vers mon auberge, je discute avec mes nouveaux amis puis je me dirige vers la Sagrada Familia où j’avais une visite guidée de prévue à 14 h 30. La guide, qui parle très bien français, a une connaissance très pointue de la construction de l’édifice et de son histoire.

La Sagrada est le projet chouchou de Gaudi qui était très catholique. Il savait très bien qu’elle ne serait pas terminée avant sa mort, mais il voulait absolument finaliser une façade, il y en a trois en tout, ce qu’il a réussi. La façade de Jésus a été terminée sous sa direction. La seconde a été complétée il y a quelques années et on est toujours en train de travailler sur la façade principale et sur les immenses tours qui la surplombent. C’est un projet colossal qu’on prévoit finir en 2026, pour le centième anniversaire de la mort de Gaudi.

Après ma visite plus qu’intéressante, je discute avec mes amis du stade de soccer du FC Barcelone et du fait qu’il soit immense et franchement impressionnant. Bon, je ne suis pas un grand admirateur de jeux de ballons, mais ce genre de choses m’intéressent. J’y vais!

J’arrive à Camp Nou, le nom du stade, et tout de suite je comprends de quoi on me parlait. C’est effectivement très gros. Il y a des billets vendus pour aller visiter l’intérieur. Je me pose la question à savoir si ça vaut les 20 euros… Je prends la chance que oui. Divulgâcheur : ça ne vaut pas 20 €. C’est un beau stade, c’est grand, et plein ça doit être toute qu’une expérience. Par contre, ça reste un stade de soccer… Rien qui me jette par terre.

Je reprends donc le métro pour retourner à l’auberge. À mon arrivée, Camille et Karelle jouent aux cartes dans la salle commune et m’invitent à les rejoindre. Je m’installe et elles discutent du fait qu’on pourrait aller goûter à une paella locale, Ritchie de la réception leur a parlé d’un petit resto pas cher, fréquenté par des locaux et qui sert de l’excellente bouffe. Pas le choix, c’est oui!

On termine notre partie de cartes (le nom du jeu m’échappe, désolé Camille) et on se dirige vers le restaurant, le Nogal, qui est plus loin sur notre rue. On n’est vraiment pas dans une place de touristes, on est presque des imposteurs. Tant pis. Sangria, paella y agua por favor!

La sangria espagnole est, d’ailleurs, assez bonne merci. Le souper au complet était assez bon merci! Et il n’y aurait pas fallu que je continue de boire de la sangria, j’aurais été pompon assez vite.

De retour à l’auberge, Camille va se coucher, mais Karelle et moi avions une sérieuse envie d’écouter Harry Potter et la coupe de feu. On part le film et, évidemment, on ne le terminera jamais, on va se coucher bien avant la fin…

Jour 4 : Visite et pub crawl

Notre trio de touristes québécois frappe encore, mais pour une dernière fois. On visite le secteur gothique de Barcelone et on veut manger de vraies tapas, encore dans un resto recommandé par Ritchie. Chose absurde en Espagne : les restaurants ouvrent à minimum 12 h 30 et les gens dînent vers 13 h 30 – 14 h 00. Nous, on est prêts à dîner à midi! Alors on vagabonde en attendant que le resto puisse nous accueillir.

Les tapas qu’on mange sont un euro chacun. On prend ce qu’on veut, on mange et on compte les cure-dents qui sont dans l’assiette pour payer. Le plus gros défi a été de compter pour payer, parce qu’on ne fait pas trois factures en Espagne, et qu’on a tous mangé des choses différentes, d’une quantité différente.

Après le repas, on retourne marcher et on a soudainement envie de délicieux churros espagnols. Rebelote, le resto de churros ouvre à 16 h 30! Misère… Retour à l’auberge, jeux de cartes et Facetime avec le père et le frère pour les tenir à jour. Après, churros! C’était, vous l’aurez deviné, divin, surtout avec une belle sauce au chocolat.

À l’auberge, on va tous se coucher un peu pour reprendre des forces et on se lève pour le souper gratuit de l’auberge. Pendant le souper, un jeune monsieur vient nous parler du pub crawl qui aura lieu ce soir. Les filles ne viennent pas, elles ne se sentent pas super bien. Dommage!

Un pub crawl, c’est une tournée de bars locaux avec des locataires d’auberges de jeunesse. On paye 15 € et on a un verre inclus au premier pub et des shots dans les suivants. On termine la soirée dans un club.

Sur le chemin du premier bar, je rencontre d’autres Québécois, de Québec cette fois, à Barcelone pour triper entre chums. Ils sont quatre et sont franchement sympathiques. Personne ne va être surpris ici : ils sont sur le gros party. On se suit jusqu’au club, on a tous beaucoup de plaisir.

Je ne reste pas très longtemps dans la discothèque, la musique est forte et la foule trop dense pour moi. Deux Canadiennes, Adrian et moi décidons de retourner à l’auberge, il est 2 h 00 et j’ai bu. Quelle soirée! Si votre auberge vous offre un pub crawl, faites-le! C’est super!

Jour 5 : Le long départ

Mon avion était prévu pour décoller à 20 h 00. Je fais mes bagages le matin, je remets la clé de ma chambre, je vais faire quelques courses et je passe un dernier moment sur une terrasse à Barcelone. À 16 h 40, je me dirige vers le train qui va m’amener vers l’aéroport. Une chance que je suis d’avance puisque trouver la gare n’est pas une mince affaire. Je dois être entré dans toutes les foutues bouches de métro du quartier. J’arrive finalement à la gare du train R2 vers l’aéroport, victoire!

Arrivé au terminal 1, pour les vols européens, je passe la sécurité, je mange un peu et je m’installe avec Fanie sur Facetime pour terminer la planification de son arrivée. Je prends un bus de nuit le 12 pour arriver le 13 au matin à Lyon, puis Fanie viendra me rejoindre en soirée, son avion atterrit à Paris le matin.

J’apprends en même temps que, comme il y a une grève des contrôleurs aériens à Nice, mon vol est retardé… Que serait la France sans une grève? Après plusieurs heures d’attente, mon avion décolle. Il est 23 h 00… J’arrive à mon auberge à Nice à 1 h 20 le matin, complètement crevé.

Je vous reviens d’ailleurs très bientôt avec mon séjour à Nice! Ce fut assez calme et relaxant, pile ce dont j’avais besoin à ce point du voyage.

En attendant, Instagram et Twitter sont là pour vous. À bientôt!

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